paris XIX
Paris XVIII
biennale campagn'art
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dowtown Prague

À travers l’affichage au sein de l’espace public de silhouettes féminines répondant aux normes esthétiques sociétales; ce projet pose la question de l’identité « personnelle » des individus évoluant dans une société capitaliste dite « post-fordiste ». Sommes-nous libres et uniques à une ère ou la consommation est devenue le moyen principal d’exprimer son individualité? Ici, le corps de la femme est mis en parallèle (dans tous ce qu’il a de plus charnel et attractif) avec les mécanismes publicitaires. L'omniprésence de la publicité dans nos vies crée un monde de plus en plus esthétisé et « inscrit le consumérisme au coeur de la réalité sociale vécue » (Arvidsson - 2006).

 

Le message à changé : il ne s’agit plus de persuader le consommateur qu’il a envie d’acheter le produit en question, il s’agit de le persuader de ce qu’il a envie d’être en achetant le dit produit. Nous sommes donc en permanence confrontés à une série de valeurs et d’injonctions comportementales véhiculées par ce matraquage. Le consommateurs est paradoxalement célébré comme un modèle de liberté et de dynamisme, sa liberté est même devenu l’expression de la souveraineté politique et citoyenne.

 

L’expansion des désirs est à a fois conséquence et cause du consumérisme. Ce mécanisme auto-entretenu, nous pousse à considérer la consommation comme autant de possibilité d’exprimer notre subjectivité. Si celle-ci s’exprime à travers la consommation, de fait partiale, pouvons-nous réellement parler d’identité?